Murs humides et isolation thermique

Histoire courte

1954. Pénurie du logement


Appel de l’abbé Pierre - La reconstruction bat son plein

On crée des logements sains. On entreprend aussi d’améliorer le confort intérieur du bâti ancien. Pour réduire l’insalubrité due aux murs humides, on commence par recouvrir ces murs de cache-misère. Cette pratique se développe et connaît même un véritable engouement mais les résultats déçoivent.

Dégâts de l'humidité sur un mur

1974. Chasse au gaspi

Chocs pétroliers: l'isolation thermique des bâtiments se développe
RT 1974

Dans le bâti ancien, isolants thermiques et humidité des murs ne font pas bon ménage, les résultats sont décevants. Divers moyens permettant d’assécher des murs humides sont proposés sur le marché

1994. Economies d’énergie et développement durable

La construction neuve prime et la rénovation marque toujours le pas

L’isolation thermique des murs humides reste un problème sans solution satisfaisante, de nombreux sinistres sont constatés au bout d’un an, 2 ans ou 5 ans après la pose de l’isolation thermique sur les murs.

Créé en 2001, le système aéraulique AÉRAULEC apporte une solution rationnelle et durable à ce problème. Il permet de concilier la pérennité de l’isolation thermique avec la présence d'humidité dans les murs

2014. Rénovation énergétique

Transition énergétique. Economies d’énergie. Facteur 4. Economie circulaire. Plan bâtiment durable. Groupements d’entreprises : offre groupée pour bouquet de travaux (l’offre globale). "J'éco-rénove, j'économise" : http://renovation-info-service.gouv.fr/

La rénovation énergétique c’est maintenant ! 

Il est nécessaire de créer une filière "humidité" du bâtiment (diagnostics, études, réalisations). Une rubrique "humidité" devrait maintenant figurer systématiquement dans toute offre globale pour la rénovation énergétique durable du bâti ancien humide (voir REFB, contribution AÉRAULEC).

Solution maintenant éprouvée avec succès depuis 2001, AÉRAULEC assure l’équilibre hygroscopique des murs et la pérennité de l’isolation thermique dans le bâti ancien humide.

Dégâts dus à l'humidité

Sans supprimer l'humidité des murs produite par les remontées d'eau du sol ou le contact des murs avec des terrains humides, il est tentant de s'orienter vers un moyen économique pour s'affranchir des désordres et inconvénients produits à l'intérieur des locaux par cette humidité indéfectible.

Divers moyens de protection sont proposés mais il apparaît à l'usage que tous ne sont que des pis-aller, n'offrant chacun, au mieux, qu'un remède provisoire non satisfaisant. Le principe de ces protections consiste alors à recouvrir les murs humides, soit au moyen d'un produit en feuille directement appliqué sur les murs pour constituer un écran étanche à l'humidité, soit au moyen d'une paroi ou contre cloison un peu espacée des murs humides.

Dans les deux cas, en variante, une amélioration peut être apportée en permettant une certaine circulation naturelle d'air entre mur et écran, ce qui a pour effet de prolonger la durée de la protection assurée par ces éléments en retardant la dégradation inéluctable produite par l'humidité ambiante. Mais c'est alors au détriment du confort que procure l'étanchéité totale d'un écran puisque cette circulation d'air s'effectue, dans les diverses dispositions connues, au moins en partie dans les locaux concernés.

Ces solutions non durables permettent seulement de masquer pendant la durée de leur tenue les traces disgracieuses d'humidité qui affectent les murs eux-mêmes (moisissures, salpêtre) et de fournir ainsi un support temporaire pour la décoration intérieure des locaux. Mais il y a plus grave puisque l'humidité, empêchée de s'évaporer, va s'étendre davantage dans les murs, poutres, solives, ossatures bois. Les conséquences peuvent à terme se révéler désastreuses pour la structure du bâti. Ces solutions, qualifiées de "cache-misère", sont donc à proscrire.

L'isolation thermique posée directement sur des murs humides empêche leur perspiration et perturbe leur équilibre hygroscopique. L'humidité va alors augmenter dans les murs puis s'étendre dans l'isolation thermique. Elle traversera ensuite les plaques de parement et apparaîtra sur les revêtements muraux. Dans ces conditions, l'isolation thermique aura perdu toute son efficacité et les locaux redeviendront inéluctablement difficiles à chauffer et insalubres par excès d'humidité.

C'est cher et il faut attendre longtemps avant de pouvoir poser l'isolation thermique. De nombreux moyens sont connus et utilisés pour éliminer l'humidité des murs dans le bâti ancien. Il s'agit, quand c'est possible, d'empêcher l'eau des terrains d'atteindre les fondations ou les murs enterrés ou de créer des barrières étanches destinées à empêcher l'eau de remonter dans les murs par capillarité. Les moyens correspondants mis en œuvre sont alors le drainage, de diverses façons, ou la coupure franche de capillarité dans les murs qui peut aussi être réalisée de différentes façons, ces moyens nécessitant toujours d'importants travaux suivi d'un délai d'assèchement des murs concernés.

Un moyen d'action à long terme utilisé pour assécher les murs est l'implantation dans les murs de drains agissant comme siphons atmosphériques d'assèchement. Un moyen semblable, pour accroître l'efficacité, consiste en l'implantation de dispositifs comportant chacun une petite turbine d'extraction d'air chargé d'humidité. D'autres moyens exploitent les principes de l'électro-osmose, passive ou active, et/ou de l'électrophorèse. D'autres moyens encore sont proposés pour créer un "contre-champ électromagnétique" (?) destiné à réaliser la "dépolarisation électrique" (?) des murs pour s'opposer à la remontée de l'eau.

Pour les moyens connus présentés ci-dessus, il existe sur le marché une offre commerciale très abondante. Mais chacune des diverses solutions proposées a ses propres contraintes de pose ou d'installation qui conditionnent sa mise œuvre et restreignent son champ d'application. En particulier, lorsqu'il est impossible d'accéder à la face externe des murs à traiter, le choix des solutions offertes se trouve limité. En outre, les solutions proposées conduisent le plus souvent à réaliser des travaux importants et elles sont toutes très onéreuses.

Quel que soit le moyen utilisé, la durée d'assèchement des murs humides dans les bâtiments anciens est de 6 à 18 mois à condition que ces murs restent à découvert pendant tout ce temps. Cette période constitue donc un délai d'attente à respecter avant toute pose d'isolation thermique sur ces murs. La pérennité de l'isolation thermique dépendra alors directement de l'efficacité à long terme du moyen d'assèchement utilisé.

Pérennité de l'isolation thermique et du bâti

Depuis quelques années, certains auteurs font ressortir dans des articles de revues, que maintenir la présence d'humidité dans les murs n'a pas que des inconvénients puisqu'elle est même reconnue indispensable pour assurer la pérennité de certains bâtiments anciens.

En effet, compte tenu de la nature des matériaux employés pour leur construction, il est maintenant reconnu que l'assèchement de ces vieux murs conduirait à provoquer à long terme de graves dégâts structuraux, voire même l'effondrement prématuré de la bâtisse. Mais il est également impératif de ne pas perturber l'équilibre hygroscopique des murs.

Aucun revêtement limitant l'évaporation ne doit donc être appliqué en leur surface pour permettre la perspiration du mur. Si les murs concernés nécessitent des réparations, leur réhabilitation est à faire dans le respect de la construction d'origine avec des matériaux assurant le maintien de cet équilibre hygroscopique.

Ces conditions sont en plein accord avec les recommandations faites actuellement par les spécialistes de la réhabilitation durable qui préconisent de laisser "respirer" les murs des bâtiments anciens pour préserver leur fonctionnement, assurer leur "santé" et leur pérennité. Installé entre les murs humides et leur isolation thermique, AÉRAULEC maintient en permanence l'équilibre hygroscopique des murs, assure la pérennité de l'isolation thermique et procure un confort intérieur définitif.